Qui-suis-je ?

« Celui qui prend un risque perd pied pour un instant, celui qui ne prend pas de risque perd sa vie » Soren Kierkegaard

De l’ombre…

C’est l’histoire d’une petite fille de Province très timide et toujours trop grande pour son âge qui rêva tantôt d’être chanteuse, écrivain, poète, actrice, comédienne et musicienne, tantôt de devenir infirmière, assistante sociale, institutrice et éducatrice.
Toute petite, elle reproduisait sur son « piano jouet » toutes les chansons qu’elle entendait sans en connaître les notes.
Plus grande, elle participera à des castings populaires en interprétant Goldman et écrira une multitude de poèmes qu’elle brûlera un jour de désespoir.
Et pendant ce temps-là, elle se « voyait déjà tout en haut de l’affiche » interprétant devant sa glace les chansons de ses idoles ou jouant des rôles d’interview de star chez Drucker ou France Culture.
Son amour des lettres et des langues la conduisit en hypokhâgne où la rigidité de coeur et d’esprit la fit fuir, se retrouva en fac d’anglais et décrocha un poste vacant de prof dans un lycée privé où la majorité des élèves, pas beaucoup plus vieux qu’elle d’ailleurs, avaient visiblement plus besoin de reconnaissances que de connaissances…
Pendant sept belles années, elle monta sur l’estrade comme on monte sur les planches, faisant son show à chaque heure de classe.

Elle comprit que dans l’enseignement, ce qu’elle aimait par-dessus tout était de pouvoir « changer la vie » des personnes qui assistaient à ses cours où elle finissait par être un vrai MESSAGER COMIQUE.
Transmettre de l’anglais la figeait donc, la bridait, la restreignait dans son champ des possibles et dans sa volonté farouche d’aider l’humain quel qu’il soit.
Elle plaqua donc son poste pour reprendre des études de psychologie, monta son cabinet de thérapie et de formation pour adultes qu’elle nomma : « Le Cours de Récré » (Titre qui lui apparut comme une évidence dans un de ses rêves nocturnes).
L’idée était là : Ecrire des conférences afin d’aider le plus grand nombre à être plus heureux !
Laisser une trace, une empreinte, un chemin, fait des pas, des cailloux et des « Pierre » laissés par toutes ces personnes, proches ou moins proches tout au long de notre route, ces rencontres qui nous ont façonné(es), construit(es) ou anéanti(es) parfois mais en tout état de cause, profondément marqué(es).

Mais au fait, donner des conférences, n’est-ce pas déjà faire du spectacle ???

À la lumière…

À chaque fois qu’elle a pu, Véronique rejoignait les troupes de théâtre des lieux où elle résidait. Un jour, n’en trouvant aucune, elle décida de fonder sa propre troupe : « Les PAD’PANICS » qui survécut bien après son déménagement. Plus tard, chacune de ses conférences depuis 10 ans lui valut la même remarque systématique et sans exception de l’auditoire : « Vous devriez en faire un one-woman-show, vous êtes faite pour ça ! ».
Humblement, elle continua à monter sur ses petites planches à elle en se disant que ce n’était déjà pas si mal, à former les professionnels de la petite enfance, à recevoir dans son Cabinet tous les Trésors dont regorge l’humanité, autant de mines d’or desquelles elle puisait toutes les pépites de ses conférences, ainsi qu’à élever ses enfants, source inépuisable de son inspiration.
Un jour, alors qu’elle donnait son cours dans un lieu de spectacle, porte ouverte grâce à la chaleur étouffante qui régnait dans la salle, le régisseur vint la voir à la pause et lui dit : « Excusez-moi mais j’ai eu la chance d’entendre votre cours et vous devriez sincèrement penser à faire un one-woman-show, je m’occupe d’organiser les « Rigolofolies » de ma ville chaque été et vous y auriez tout-à-fait votre place ». Il lui laissa sa carte et … elle n’osa jamais le rappeler…
Près d’un an plus tard, vint le tour d’une de ses stagiaires qui l’interpella à la fin de son cours avec les mots suivants : «Excusez-moi, c’est un peu délicat mais je pense que vous devriez arrêter d’être formatrice ».
En 20 ans de métier, jamais personne ne lui avait dit cela, elle crut donc qu’elle avait commis un grave impair jusqu’au moment où la jeune femme ajouta : « En fait, quand j’habitais Paris, j’étais comédienne et j’ai eu la chance de travailler avec Isabelle Nanty et je suis sûre que si elle vous voyait, elle vous produirait tout de suite ! ». Très émue, bouleversée par ces mots, Véronique la remercia et rétorqua : « Mais je n’ai rien à lui proposer… ».

Elle répondit : « Faites un spectacle de toutes les anecdotes que vous nous offrez avec les mêmes mimiques ! Vous avez un potentiel comique que vous n’imaginez même pas ! ». À la fin de la session de formation, elle lui offrit un petit carnet qu’elle emmène maintenant partout avec elle afin d’y récolter toutes les anecdotes quotidiennes qui pourraient alimenter son spectacle. A la fin de celui-ci, elle a noté les coordonnées de Madame Nanty pour quand elle sera « Grande » ou pour pouvoir le devenir…
Il y a des messages qu’il faut savoir saisir… par exemple comprendre que pour réaliser ses rêves il faut impérativement sortir de sa zone de confort et de toutes ses croyances. En tout cas, 6 mois plus tard, la petite fille accepta de grandir et monta son premier spectacle qui a affiché complet pour les deux premières représentations et pendant l’été, elle s’offrit le Cours Florent dont l’évaluation fut la plus belle des consécrations.

Que vous soyez « L’Entrepôt », « La Filature », « L’Ed&n », « Le Point-Virgule » ou tant d’autres encore, elle rêve de votre scène !

 

Alors, PRENEZ UN RISQUE !